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ASV2.7a Diversité de l’usage de la voix dans les langues

Vendredi 4 Avril

Atelier animé par Adrian Fourcin, Evelyn Abberton et Dellwo Volker, du University College of London (UCL) et de l'université de Zürich

Quelques aspects du contrôle temporel de la voix
 par Adrian Fourcin et Evelyn Abberton

Réalisation technique : Djamel Hadji | Tous droits réservés

(In English below)

La transmission maximum d'information par un signal binaire peut être réalisée en assignant une probabilité égale à ses deux états. A première vue, il semble improbable que cette loi puisse être appliquée à la production de la voix conversationnelle, en tâche de lecture d'un texte auquel le lecteur donne du sens. Etonnamment, cette équi-repartition  de probabilité tend pourtant à être trouvée dans l'organisation temporelle de la production vocale en situation de communication avec sens.

Des mesures préliminaires confirmant cette idée ont été faites pour 8 locuteurs natifs de langues différentes ainsi que pour un group homogène plus important d'étudiants anglais en art dramatique. Le laryngographe a été utilisé comme source de signal.

D'autres animaux que les humains pourraient également être assujettis aux même contraintes d'efficacité de transmission. Il semble que le Rossignol mâle puisse contrôler son chant, temporellement, de façon à atteindre ce même objectif informationnel lorsqu'il cherche à attirer un partenaire.

Des résultats cliniques commencent également à montrer que des patients passe par cette étape de contrôle temporel sur le chemin qui les mène vers le recouvrement de la fluidité de leur parole.

Tout en suivant cette contrainte temporelle large, les langues utilisent aussi la voix contrastivement avec bien sûr différents patterns de contrôle temporel. L'analyse dans les termes temporels présents indiquent que les oppositions classificatoires usuelles syllabiques et accentuelles pourraient être comprises et étendues, sur la base d'analyses temporelles détaillées.
 
Traduction anglaise - English version
Maximum information transmission by a binary signal is achieved by assigning equal probabilities to its two states. At first sight it seems unlikely that this law would be applicable to the normal voice production associated with the task of giving meaning to a read text. Surprisingly, however, this assignment of equal probabilities does tend to be found in the temporal organisation of voice production in meaningful communication.

Preliminary confirmatory measurements have been made for a native speaker for each of eight different languages and also for a larger homogenous group of English dramatic arts students. The laryngograph has been used as the signal source.

Other animals than humans may also be subject to the same transmission efficiency constraints. It appears that the male nightingale may control his song, temporally, so that this same informational target is achieved - when trying to attract a mate.

Clinical results also begin to show that voice patients may follow this temporal control route as a part of their path to the recovery of fluency.

Languages, whilst tending to adhere to this broad temporal constraint, use voice contrastively with, of course, different patterning of temporal control. Analysis in the present temporal terms, indicates that the familiar syllabic and stress timed classificatory oppositions may be better understood, and extended, with reference to detailed time based analyses.

 

Speakers can be recognized based on voice timing characteristics
by Volker Dellwo

 

Réalisation technique : Djamel Hadji | Tous droits réservés

(In English)
Speech is highly organized in time. In this presentation I will show how voice timing patterns of speech are speaker-specific and to what degree they are influenced by strong sources of within-speaker variability like tempo, speaking style or linguistic variability. In a perception experiment using low-pass filtered speech I found that listeners can exploit temporal characteristics of voice for speaker recognition even when cues to intonation have been removed entirely. I will discuss the implications of this finding for human speaker recognition ability in infants and adults and possible applications of the speaker individual knowledge for forensic speaker comparison.